Seuils de l’usure du prêt perso à compter du 1er juillet connus

prêt personnel

Dans le mécanisme de prêt, le taux d’intérêt est un élément de base. D’une manière générale, on parle des taux et non du taux. Ils varient d’un organisme financier prêteur à l’autre.
Un particulier souscrit soit un crédit immobilier soit un crédit à la consommation. Tout prêt est assorti d’une durée, d’un montant, d’un TAEG et de mensualités. Le prêteur réalise son bénéfice par le truchement du TAEG ou Taux Annuel Effectif Général. Le TAEG est la somme du taux d’intérêt nominal et des diverses commissions décidées par le prêteur.

Les seuils de l’usure sont calculés

Le taux d’usure est fixé par la Banque de France. C’est le cap légal à ne pas franchir pour les prêteurs. Il est en rapport avec les taux directeurs. Il est calculé sur la base des taux effectifs moyens pratiqués.
C’est sur la base des taux effectifs moyens du 2ème trimestre que sont établis les seuils de l’usure actuels. Ils doivent être appliqués par les établissements financiers prêteurs dans l’octroi de prêts aux particuliers à compter du 1er juillet.

Les taux du prêt perso dépendent des seuils de l’usure

Le prêt personnel est le plus sollicité des ménages aujourd’hui. Dans la pratique, les seuils de l’usure pour le prêt perso sont les suivants :
-pour un montant accordé inférieur à 3 000 euros, le taux d’usure est de 20,60 % (le taux effectif moyen étant de 15,45 %).
-pour un montant accordé compris entre 3000 euros et 6000 euros, le taux d’usure est de 13,12% (le taux effectif moyen étant de 9,84%)
-pour un montant accordé de plus de 6000 euros. Le taux d’usure est de 6,40% (le taux effectif moyen étant de 4,80%)
C’est en fonction de ces seuils de l’usure que les prêteurs fixeront leurs taux d’intérêt. Ces taux peuvent varier et ils ne doivent pas toutefois dépasser les seuils prescrits

L’accès aux prêts hypothécaires deviendrait plus sélectif.

prêt hypothécaire

Les futurs emprunteurs belges sont inquiets. L’Etat fédéral pourrait suivre le conseil de la Banque Nationale de Belgique. Il s’agit de limiter le prêt hypothécaire à 80% de la valeur du bien concerné.

La Banque Nationale de Belgique recommande aux établissements de militer le prêt hypothécaire à 80% de la valeur de l’hypothèque. En d’autres termes, pour pouvoir bénéficier du reste du solde, l’emprunteur doit disposer d’un apport personnel conséquent.
Cet apport doit représenter au moins 20% en fonds propres. C’est le tollé au niveau de nombreux consommateurs en Belgique. Un conseiller communal d’Anderlecht a pris sur lui l’initiative de lancer une pétition contre une telle mesure.

Il faut donner 80% et non plus 100% de la valeur du bien

Le prêt hypothécaire est un type de crédit immobilier apprécié en Belgique. Le système permet aux emprunteurs qui n’ont pas un apport personnel conséquent de mettre en gage, le bien acheté. Le montant du prêt est calculé en fonction de la valeur estimée de l’hypothèque.
La Banque centrale belge demande aux établissements financiers de ne prêter que 80% de la valeur de l’hypothèque. Pour accéder au crédit, l’emprunteur doit payer le reste.
Une telle mesure ferme l’accès à la propriété immobilière à de nombreux consommateurs. Un exemple a été donné. Pour acheter par un prêt hypothécaire une maison proposée à 233 000 euros, il faut, explique-t-on, tenir compte des frais et des 20% d’apport personnel. Cela fait un total de 80 000 euros à trouver.

Le ministre des finances explique pourquoi

Johan Van Overtveldt, ministre des Finances confirme l’existence de cette recommandation de la Banque Nationale de Belgique. L’accès au prêt hypothécaire deviendrait plus sélectif.
Il s’agit d’éviter les risques de surendettement explique Johan Van Overtveldt. Les banques seront moins vulnérables. L’emprunteur paie 20% comme apport personnel. Il doit s’acquitter des autres frais : frais de notariat, droits d’enregistrement, frais d’hypothèque, frais de rénovation du bien.
Des observateurs redoutent un exode urbain des jeunes et des familles et un impact négatif sur les recettes de l’Etat.